Mrs Clooney se demande où elle va passer la journée de dimanche, après avoir voté. Pour moi, s'il fait beau, c'est tout trouvé : la plage. S'il fait moche : au cinoche, ou dans mon lit...
Par contre, où aller dimanche soir ? Rester à la maison où je n'ai pas la télé ? Aller au siège du PS manger des petits fours ? Dans un pub, au milieu de gens de tous bords, pour pousser de grands cris si mon équipe marque un but ?
Pour filer la métaphore footballistique, je garde un souvenir très triste du match France-Brésil de l'été dernier, sur l'immense place des Quinconces de Bordeaux, quand mon amoureux (brésilien), revêtu des couleurs de son pays, s'est retrouvé au milieu d'une foule éméchée et ironique et s'en est retourné à la maison le coeur encore plus lourd que s'il n'en était pas sorti...
Si Ségolène chute, vais-je supporter les éclats de joie des supporters de Sarkozy, Le Pen ou même Bayrou autour de moi ? Pourrai-je rester fair-play ? Aurai-je envie de pleurer (la honte !) ?
A Bordeaux depuis peu, je n'ai pas près de moi mon cercle de vieux amis prompts à me réchauffer les os en cas de coup dur. Peut-être que je devrais alors encourager une de mes nouvelles amies bordelaises, équipée d'une télé, à organiser une petite Ségolènerie chez elle, et prévoir champagne et psychotropes pour parer à toute éventualité ? Ouaips, je crois que c'est la solution...